Petite retrospective subjective du DemoNight! de l’idga
J’ai eu la chance d’assister, avec le collègue Jerociraptor, à la DemoNight! de l’international game developpers association. Une soirée fort sympathique durant laquelle des développeurs de tout acabits dévoilent ce qui se trame dans leurs cuisines au cours de courtes présentation (7 minutes) en essayant d’en mettre plein la vue aux confrères ou aux simples curieux, comme moi.
Le spotlight de la soirée était sur les développeurs indépendants, une industrie qui m’intéresse tout particulièrement de par son côté souvent plus inventif me rappelant l’ère ou une bonne idée était souvent plus garante d’un succès qu’un budget illimité.
Voici donc, sous forme de petit top sans prétention et tout à fait subjectif, mes highlights de la soirée, qu’ils soient positifs ou négatifs.
NOTE: J’ai du quitter avant la fin de l’évènement donc je me limiterais aux présentations auxquelles j’ai assisté. Désolé pour les développeurs que j’oublierais!
Décidément le titre le plus mainstream de la soirée. Moi qui suis un enthousiaste dénigreur de « l’holywoodisation » de l’industrie vidéo-ludique, j’en ai eu beaucoup a me mettre sous la dents. Premièrement, le fait qu’il manquait une palette de couleur (en l’occurrence le rouge) au début de la présentation est pour moi innacceptable de la part d’un studio important, SURTOUT lorsqu’il s’agit de présenter un jeu qui est supposé être sur les tablettes dans à peine plus d’un mois.
Ensuite, WTF avec l’intelligence artificielle?! A trop avoir voulu en faire (les ennemis cherchent toujours activement le meilleur positionnement par rapport au joueur), le résultat fini par avoir l’air complètement irréaliste et les ennemis adoptent parfois des stratégies que même les monstres du Doom original n’aurais pas daignés essayer au risque d’avoir l’air caves.
Finalement, oui je sais que le but ici n’est pas d’être hyper réaliste et blablabla mais POURQUOI oui, POURQUOI est-ce pertinent de porter une méga-armure-plasmo-resistante si on a l’intention de participer à de pétaradants échanges de tirs avec des extra-terrestres AVEC PAS D’CASQUE.
Décidément, ce n’est pas Bio Ware qui va me convaincre d’acheter une console current gen.

4- Escouade B (Bibliothèques de Montréal)
Oui oui, Bibliothèques de Montréal! En gros, c’est comme un genre de Carmen Sandiego pour les 8-13 ans avec des graphismes non-attrayants et des portions « actions » aussi excitantes que de fixer un mur. Je suis SUR que ça va faire un tabac auprès des 8-13 ans avec des Iphone!
LOL #dilapidationdetaxes
Les 3 favoris du jury du GameJam 2012, une soirée ou une pléthore d’équipe d’artistes du jeu vidéo doivent pondre un jeu en un très court laps de temps (sans dormir) ont eux droits à une courte présentation chacun.
Fait cocasse, 2 des 3 jeux tournaient autour de la thématique des serpents. Bien que le premier, Ananta, ne m’aie pas particulièrement impressionné, la présentation de DubSnake m’a clairement donné envie de l’essayer. Bien que le concept soit plutôt basique, soit une relecture du classique snake, le visuel psychédélique et l’ambiance globale est très réussie.
Et le troisième jeu? Il s’agit de Volkenessen, un genre de jeu de combat ou 2 clusterfuck d’objets s’affrontent sans vraiment comprendre ce qui se déroule autour d’eux. Lors de la présentation, nous avions du mal à juger laquelle des 2 « choses » était en train de gagner. Jugez par vous même…
2- Castle Story (Sauropod Studio)
Un jeu qui s’avère sommes toute très prometteur. Un genre de Minecraft en RTS (real time strategy) au visuel assez intéressant. Pas grand chose d’autres à rajouter, si ce n’est que je vais suivre le développement.
Seul bémol: La prochaine fois que vous présentez un jeu comme étant avant tout un tower defense, essayez donc d’avoir des ennemis a nous montrer!
Définitivement mon coup de cœur de la soirée et à entendre l’audience, je n’étais pas le seul.
Vous prenez le contrôle d’un petit extra-terrestre jaune avec des capacités de téléportations de courtes distances ayant comme objectif de fuir un laboratoire. Il est entre autres possible, parmi un arsenal de pouvoirs, de « posséder » le corps des gardes, pour les faire exploser ou s’entre-tuer. L’approche de jeu de plate-forme action/puzzle/stealth semble bien balancée, les graphismes sont bien stylisés et le protagoniste principal fort attachant. Un bon lot d’unlockables et la possibilité d’augmenter son personnage selon un arbre de technologie personnalisable viennent compléter ce qui selon moi est une excellente illustration que le milieu de l’indie game est en excellente santé.
MENTION HONORABLE
FRACT OSC1 de Phosfriends Systems
Un jeu de puzzle tournant autour de la musique électronique, qui m’a ébloui par son coté expérimental. Bien hâte de voir la suite du développement.
En terminant on some hippie shit, n’oubliez pas d’encourager les développeurs indépendants! L’industrie fourmille de bonnes idées et c’est le support des (gros)joueurs qui peut faire la différence.
Pis fuck Mass Effect 3.
-Jules Beckett



5 Commentaires
Posté le 01/02/2012 à 23 h 30 min par Lessard
Mass Effect 2 est le meilleur jeu jamais sorti, tout époque confondu. J’vois pas comment ME3 pourrait être un échec. My 2 cents.
Mais bon topo sur les développeurs indépendants, même si souvent indépendant rime avec médiocrité comme si le fait d’être Indie te donnais le droit d’offrir de la mauvaise qualité (quoi que y’a aussi de tres mauvaise qualité au niveau de gros studios, mais ils sont tellement en vue qu’on le sait rapidement qu’ils sont mauvais), il y a des studios qui sortent de l’ombre et offre des bijoux comme présenté ici. J’vais suivre ca de près.
Posté le 02/02/2012 à 11 h 06 min par Jules Beckett
Quand je parles d’holywoodisation, c’est que souvent les blockbusters dans le jeu vidéo me donnent le même feeling que ceux au cinéma.
Des budgets faramineux, des grosse campagne publicitaires, une réalisation hyper léchée mais au final, le jeu en tant que tel est un clone d’un autre. C’est surtout vrai dans les genres les plus populaires, genre les FPS.
Puis c’est vrai que y’a beaucoup de marde qui se fait dans l’indie game, mais le fait d’avoir moins de budget, en général, stimule pas mal plus la débrouillardise et incite à innover au point de vue du gameplay ou autre.
Je pense juste a Super Meat Boy, Plants VS Zombie, Portal (l’idée de base était indie puis racheté par Valve), World of Goo etc. Des jeux excellents qui ont misés sur d’autres choses.
Je connais pas mass effect mais le démo m’a pas impressionné disons. Mais j’imagine que j’étais pas assez immergé dans l’univers du jeu, debout avec plein de monde a regardé un écran c’est pas optimal!
Posté le 03/02/2012 à 16 h 35 min par Jo le Zef
Je suis d’accord avec Jules, quoi que j’ai ADORÉ Mass Effect 1 (je n’ai pas joué au deuxième volet encore). Ce doit être la nostalgie qui remporte à tout coup chez moi mais des jeux comme Braid et Limbo sont des jeux que je considère comme des masterpieces, Mass Effect, non.
Va falloir que j’m'y fasse, jsuis condamné à être un retro-gamer haha!
Posté le 04/02/2012 à 13 h 31 min par Crotale
Ouais mais, est-ce que gros budget égal systématiquement une histoire décérébrée? C’est peut-être la tendance, mais ce n’est absolument pas la règle et, si on fait le parallèle, que je trouve d’ailleurs bancal, avec l’industrie du jeux, Mass Effect ne fait surement pas partie de ce lot. Non seulement la jouabilité y est-elle merveilleusement léchée, mais l’histoire, la mythologie de l’univers, est extrêmement détaillées. C’est une véritable épopée de science-fiction qui dépasse largement en terme de dialogue et de complexité la majorité des BONS films de genre qui sortent aujourd’hui. Don’t diss Mass Effect, tu t’aventures en terrain glissant….
Posté le 04/02/2012 à 18 h 36 min par Lessard
Jules a touché une corde sensible ici !
Mais ne détournons pas le Topo essentiel qui était de donner visibilité a ces Indie Game qui sont quand même très intéressant !